Immobilier neuf à Montpellier : une métropole qui résiste au T2 2026
Les chiffres FPI du deuxième trimestre 2026 sont tombés, et ils sont durs pour le logement neuf. À Montpellier, les ventes ont été divisées par deux en un an. La métropole, elle, tient encore ses lancements, et l'accession à prix maîtrisé progresse.
Au niveau national, le pire trimestre jamais enregistré par la FPI
Au deuxième trimestre 2026, les promoteurs français ont enregistré 19 356 réservations. Soit 23,6 % de moins qu'un an plus tôt. La Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) parle du pire trimestre de son histoire.
D'après le dossier de presse de la FPI, les ventes en bloc chutent de 40,8 %, sous l'effet du recul du logement intermédiaire. Les ventes aux bailleurs sociaux restent relativement stables.
Les ventes aux particuliers reculent de 11,3 %. Dans le détail, les investisseurs résistent, en hausse de 13,4 %, quand les accédants reculent de 17,9 %. Les mises en vente, elles, diminuent de 17,9 %, à 18 740 logements. La baisse des ventes s'accélère trimestre après trimestre.
La FPI met en cause un contexte dégradé : incertitude géopolitique, préparation du budget 2027, prudence des ménages et montée en charge décevante du nouveau statut du bailleur. À l'échelle locale, la carte est plus nuancée.
Montpellier Métropole : +14 % de mises en vente, à contre-courant
+14 % de mises en vente et +2 % de réservations nettes dans la métropole de Montpellier au T2 2026 (FPI Occitanie Méditerranée).
Dans la Métropole de Montpellier, les promoteurs ont lancé 14 % de logements de plus qu'un an plus tôt. C'est l'inverse de la tendance nationale, où les mises en vente reculent de près de 18 %.
La demande tient aussi. Les réservations nettes progressent de 2 % sur un an, quand elles s'effondrent de 23,6 % au niveau national. Les ménages qui achètent pour habiter sont même un peu plus nombreux, à +3 %. Côté investisseurs, le repli reste doux, à -2 %.
Les programmes neufs à Montpellier restent donc nombreux, et l'offre commerciale disponible augmente de 10 %.
Le grand bassin Occitanie-Méditerranée, lui, décroche
Au-delà de la métropole, le tableau se ternit. Le périmètre Occitanie-Méditerranée regroupe Montpellier, mais aussi Nîmes, Perpignan, Béziers, Sète ou Narbonne.
Sur ce vaste bassin, les mises en vente tombent à 768 logements au deuxième trimestre, en repli de 20 %. Les réservations nettes s'établissent à 535 unités, en baisse de 7 %.
L'offre disponible y atteint 3 387 logements, soit 19,7 mois de commercialisation, contre 16,8 mois un an plus tôt. Le stock met donc plus de temps à s'écouler.
Un même territoire, deux trajectoires. La métropole de Montpellier progresse pendant que le reste du bassin Occitanie-Méditerranée suit la crise nationale.
Des prix en baisse
Les prix du neuf reculent, et surtout à Montpellier. Dans la métropole, le prix moyen ressort à 4 851 €/m² au deuxième trimestre 2026, habitable et hors parking, en baisse de 9 % sur un an.
À l'échelle du bassin Occitanie-Méditerranée, la moyenne s'établit à 4 497 €/m², en repli plus léger de 1 %. En régions, la baisse moyenne atteint 3,2 % sur un an : Montpellier fait donc plus que suivre le mouvement, elle l'amplifie.
Pour un acheteur, ce reflux, conjugué à une offre en hausse, ouvre une fenêtre rare sur le marché du neuf.
Autorisations en repli, mais chantiers en hausse dans l'Hérault
L'amont de la production envoie des signaux contrastés. Dans l'Hérault, les autorisations de logements reculent de 13,1 % sur douze mois, à 7 700 unités, selon les données de l'État.
Les mises en chantier, elles, progressent de 22,1 % sur la même période, à 8 100 logements commencés. Le flux de nouveaux chantiers ne se tarit donc pas à court terme.
Si le rythme des autorisations faiblit trop longtemps, il finira cependant par peser sur les mises en vente de demain.
Acheter neuf à Montpellier : un marché à deux vitesses
Pour un acheteur, le deuxième trimestre 2026 offre une combinaison rare : des prix en baisse et une offre en hausse dans la métropole.
Ceux qui visent un investissement locatif dans le neuf à Montpellier y trouvent un marché mieux fourni que dans le reste de la région. Reste à surveiller la production future, suspendue au rythme des autorisations.
Au deuxième trimestre 2026, la métropole de Montpellier résiste : mises en vente +14 %, réservations nettes +2 %, offre +10 %. Les prix y reculent de 9 %, tandis que le bassin Occitanie-Méditerranée décroche. Un marché à deux vitesses, pas un effondrement local.